mercredi 16 mai 2012

Une critique littéraire des "Grandes Affaires criminelles de Corrèze" de Jean-Michel Valade sur K-Libre

En avril 2012, les éditions De Borée procédaient à un second tirage du livre de Jean-Michel Valade Les Grandes Affaires criminelles de Corrèze paru en 2008.
Le 9 mai 2012, sous la plume de Michel Amelin, K-Libre, "l'actualité de la littérature policière et du film noir", www.k-libre.fr/ , a publié une critique de l'ouvrage.
En voici, ci-après, le texte intégral. 


Pilon, poison et lettres anonymes

Dans l'opulente série de faits divers classés par département, par région, voire par thèmes que publie De Borée, voici une réédition du volume sur la Corrèze devenu d'actualité avec l'élection de notre nouveau président de la République. Jean-Michel Valade est professeur d'histoire-géographie au lycée Cabanis de Brive, et a publié de nombreux textes sur son département. Il nous livre ici un recueil de faits divers avec quelques dialogues novélisés teintés parfois d'humour et de mots de patois. Ils s'étalent de 1820 à 1964 avec un gros trou entre 1840 (la très célèbre affaire Marie Lafarge) et 1894 (celle de la domestique Jeanne Laurie, 1 m 36, marquée par la petite vérole, lourdement condamnée à cinq ans de travaux forcés pour infanticide). Afin de préserver les descendants toujours vivants, les noms propres sont anonymés à partir de 1942 (l'incendiaire Eugénie L.) ce qui fait quand même treize affaires caviardées par cette note durassienne s'accordant moyennement avec le caractère historique. Comme l'auteur le dit dans son évident avant-propos, la Corrèze est à la fin du XIXe l'un des départements les plus pauvres et arriérés. "L'alcoolisme chronique dans bien des campagnes corréziennes, joue aussi pleinement son rôle dans la violence au quotidien." Ainsi de nombreuses histoires du recueil ont-elles l'alcool comme élément déclencheur. Si bien que ce motif est tellement évident qu'une affaire comme celle de Charlotte Gasquet en 1933 (une fermière tue à coup de gros pilon son mari ivre qui s'en prend à son beau-père) rebondit d'une sensationnelle façon quand l'autopsie révèle qu'il n'y a pas d'alcool dans l'estomac de la victime. Deux affaires d'audience nationale voire internationale tiennent le haut de l'affiche : l'Affaire Lafarge (1840) et celle des "Lettres anonymes de Tulle" (1922). La première concerne une orpheline de bonne famille parisienne, Marie Cappelle, mariée par intermédiaire à un hobereau de Corrèze, Charles Lafarge. Le château espéré n'est qu'une grosse ferme et Marie se désespère dans cet univers. Charles Lafarge mourra et on accusera Marie de l'avoir empoisonné à l'arsenic. Une affaire de vol de bijoux antérieure vient plomber la défense tout comme les rapports des experts en toxicologie, comme le fameux Dr Orfila. Incarcérée à Tulle, Mme Lafarge demanda à ce que sa domestique le soit avec elle et elle obtint satisfaction ! Condamnée, elle écrivit ses mémoires d'une plume alerte et cultivée et devint une sorte de muse pour les romantiques. "L'Affaire des lettres anonymes de Tulle" entra elle aussi dans la légende judiciaire grâce à une autre bataille d'experts, non pas à propos de toxicologie, mais de graphologie, science soumise à réserves. Cette fois-ci c'est un autre pilier de la criminologie, le Dr Locard, qui devint célèbre. Depuis quatre ans, Tulle est au prise avec une incroyable affaire de lettres anonymes partie du "milieu fermé de la préfecture" et s'étendant à la ville tout entière. En 1921, l'anonyme décide de signer du mystérieux pseudonyme "Œil de Tigre" (référence à la pierre fine connue pour ses pouvoirs ?). Il abandonne ses lettres dans les lieux publics où elles sont découvertes. L'étau se resserre autour d'Angèle Laval, secrétaire de préfecture qui doit écrire des phrases test sous l'œil inquisiteur du Dr Locard... Pour ceux voulant enrichir leurs connaissances sur cette affaire qui fournit la matière première du film Le Corbeau de Clouzot (1943), l'auteur renvoie dans sa bibliographie au livre de Francette Vigneron L'Œil de Tigre, enfin la vérité sur l'affaire des lettres anonymes de Tulle (éditions Copier-Coller, 2004). Il faudrait y ajouter l'excellent travail de Jean-Yves Le Naour, Le Corbeau, histoire vraie d'une rumeur (Hachette Littérature, 2006) qui, dans son passionnant chapitre 10, "Du tigre au corbeau" détaille la genèse, non seulement du film, mais aussi du terme "Corbeau" appliqué maintenant à tout auteur de lettres anonymes. Angèle Laval avait, soit disant, voulu se noyer en entrant dans un étang avec sa mère qui y resta. Elle portait donc son deuil lors du procès et un journaliste du Matin la compara alors à un corbeau, comparaison reprise ensuite par Clouzot pour son film financé par la Continental dirigée par les Allemands.

Au final, hormis ces deux cas célèbres, Les Grandes affaires criminelles de la Corrèze ne sortent pas de l'ordinaire des crimes domestiques et crapuleux. Quant aux deux affaires de pédophilie, et à celle de viol, elles sont symptomatiques du regard mineur qu'on leur accordait alors.


Citation


"Une sympathique rafale de mitrailleuse lors d'un assaut, une de ces charmantes balles émanant d'un shrapnel ou bien une belle marmite qui vous écrabouillait au sol comme une vulgaire bouse de vache, voilà les cadeaux mis en jeu quotidiennement à la grande loterie du front."

Rédacteur : Michel Amelin mercredi 09 mai 2012


vendredi 23 mars 2012

"Une vie avec Oradour" à Chasteaux.

Dans le cadre du Ciné-Club de Chasteaux, le film de Patrick Séraudie, Une vie avec Oradour, sera projeté le vendredi 23 mars 2012, à partir de 20 heures 30, à la Salle polyvalente.
A l'issue de la projection, Jean-Michel Valade participera à l'animation du débat aux côtés du réalisateur.

vendredi 9 mars 2012

"Les Grandes Affaires criminelles de Corrèze" bientôt réimprimées.

En février 2008, les éditions De Borée publiaient Les Grandes Affaires criminelles de Corrèze. L'ouvrage étant totalement épuisé depuis la fin de l'été dernier, la maison d'édition auvergnate a décidé de procéder à un nouveau tirage qui sera effectif très prochainement. 

vendredi 2 mars 2012

L'Expansion. Numéro spécial "Brive/Tulle". Mars 2012.

Dans son numéro 772, L'Expansion, "le magazine qui donne du sens à l'économie", a consacré un dossier de huit pages à la Corrèze. Réalisé par Sabrina Ribein, il est intitulé "Brive-la-Gaillarde et Tulle. Enquête d’attractivité commune". 
Dans la rubrique "Les 10 qui marquent la recherche et le patrimoine", Jean-Michel Valade est mentionné. Sous l’appellation "Le spécialiste de l'histoire locale", le texte précise : "Originaire de la Haute-Vienne, ce docteur en géographie s'est plongé dans l'histoire du département lors de sa thèse, en 1989. Depuis, ce professeur briviste s'est spécialisé dans l'histoire contemporaine de son terroir d'adoption. Auteur de nombreux ouvrages, dont Les Grandes Affaires criminelles de Corrèze, Jean-Michel Valade, 58 ans, planche sur une synthèse de l'histoire de la Corrèze de la Belle Époque à nos jours, qu'il prévoit de publier en 2014". 




dimanche 19 février 2012

NAVES, VIGEOIS, BEAULIEU, trilogie printanière.

La fin de l'hiver  se profile et, bientôt, ce sera le retour des premières manifestations littéraires de l'année 2012 en Corrèze.
Jean-Michel VALADE participera à trois d'entre elles. 
Le 4 mars, il sera au Salon "Mille et une pages", à Naves
Le 15 avril, il participera à la 5e édition de la Fête du Livre de Vigeois
Et le 13 mai, dans le cadre de la 21e Fête de la Fraise, il sera l'un des invités du Salon littéraire de Beaulieu-sur-Dordogne

vendredi 3 février 2012

Pour en finir avec un mythe de la Seconde Guerre mondiale : Brive n'est pas la première ville de France libérée par ses propres moyens...

Tel est le titre de l'article, dédié à la mémoire de Gérard Denecker, que Jean-Michel Valade a consacré la question dans le tome 112 de la Revue des Lettres, Sciences et Arts de la Corrèze qui doit paraître très prochainement.



samedi 17 décembre 2011

"100 ans en Corrèze" réédité en 2012 !

En octobre 2000, Jean-Michel VALADE publiait aux Editions des 3 Epis, à Brive, 100 ans en Corrèze. Chronique au fil du siècle. 1901-2000.  Préfacé par Claude MICHELET, l'ouvrage était salué par la critique. Ainsi, dans le dossier spécial que La Montagne consacrait à la Foire du Livre de Brive 2000, Alain GALAN écrivait-il : « ce travail d’érudit, agréable à lire, riche en anecdotes et surtout admirablement documenté, est à mettre entre toutes les mains ».
Effectivement, le succès fut au rendez-vous. Epuisé depuis bientôt une décennie, 100 ans en Corrèze va être réédité, courant 2012, par Geste Editions. Il ressortira en format de poche avec un volumineux cahier central illustré.

mercredi 23 novembre 2011

Dédicace à Beynat, le 11 décembre 2011

Le dimanche 11 décembre 2011, de 8 heures 30 à midi, Jean-Michel Valade sera présent, aux côtés de Frédéric Le Hech et de Jean-Pierre Lacombe, à la librairie La Croisée de Beynat, pour dédicacer Brive et le Pays de Brive. Regard sur un patrimoine.
Ce beau-livre est le onzième de la collection que Les Nouvelles Éditions Loubatières consacrent aux petites régions du sud de la France.
"Découverte de la cité, géographie physique, bâti rural, églises romanes et balade culinaire composent l’ossature de cet ouvrage collectif dans lequel les cinq auteurs - Laurent Derne et David Marmonier y ont aussi collaboré - invitent à mieux comprendre, à mieux aimer, à mieux s’interroger et donc à mieux préserver ces héritages de beauté et de grâce que notre temps ne fait qu’emprunter aux générations à venir".

mardi 18 octobre 2011

XXXe édition de la Foire du Livre de Brive.

Cette année 2011, la Foire du Livre de Brive célèbre son trentenaire et sera présidée par Antoine Gallimard.
Le samedi 5 novembre, Jean-Michel Valade sera présent sur le stand des Éditions Loubatières, géré par la Maison de la Presse. Il dédicacera l'ouvrage collectif auquel il a contribué Brive et le Pays de Brive. Regards sur un patrimoine, mais aussi quelques-uns de ses autres livres.

vendredi 16 septembre 2011

Salon du Livre de Collonges-la-Rouge le 18 septembre 2011

Avant de participer à la 30e édition de la Foire du Livre de Brive, Jean-Michel VALADE sera présent, dimanche 18 septembre 2011, au Salon "Un jour, un livre" de Collonges-la-Rouge, qui se tiendra sous la halle.
Un mois plus tard, le dimanche 16 octobre, il sera l'un des invités du 8e Salon des Écrivains de Beynat organisé dans le cadre de la Fête de la Châtaigne.

mardi 13 septembre 2011

Le Pays de Brive bientôt à la Une !

Le Pays de Brive, à la forte identité de "bon pays", n'avait jamais vraiment fait l'objet d'un ouvrage jusqu'alors - si ce n'est la thèse de doctorat d'Etat de Jean-Michel Valade, soutenue en 1989, sous le titre de Bas-Pays de Brive et fait départemental corrézien.
Les Nouvelles Editions Loubatières, à Portet-sur-Garonne, ont décidé de relever le défi en consacrant au Pays de Brive, très prochainement, un titre de leur collection Regards sur un patrimoine.
Jean-Michel Valade a participé à cet ouvrage qui réunit également Frédéric Le Hech, Jean-Pierre Lacombe, David Marmonier et Laurent Derne.

vendredi 19 août 2011

Café littéraire de Saint-Robert. Soirée du 31 août 2011.

Le café littéraire de Saint-Robert est l'un des plus anciens de Corrèze. Il se tient le dernier mercredi du mois, à partir de 20 h 30, à la Salle des Associations de Saint-Robert, l'un des plus beaux villages de France.
Le 31 août, Jean-Michel VALADE sera l'invité de la soirée au cours de laquelle il présentera son dernier ouvrage, Un siècle de faits divers en Corrèze, paru aux éditions De Borée.


lundi 25 juillet 2011

Ve Fête du Livre de Perpezac-le-Blanc

Le samedi matin 6 août 2011, l'association Lire à Perpezac-le-Blanc organise sa 5e Fête du Livre.
Cette année, elle se déroulera en deux temps.
A partir de 9 heures 30, à la Salle des Fêtes, Claude Michelet donnera une conférence à propos de son dernier ouvrage, publié aux éditions Robert Laffont, Ils attendaient l'aurore. Puis suivra un débat, sur le thème de l'engagement durant la Seconde Guerre mondiale, auquel participeront les autres auteurs invités : Gilbert Bordes, Marie-Claude Gay, Michel Peyramaure, Jean-Guy Soumy, Jean-Paul Malaval et Jean-Michel Valade.
Ensuite, à partir de 11 heures 30, place de l'église, les auteurs dédicaceront leurs ouvrages.

dimanche 10 juillet 2011

XIIIe Fête du Livre d'Allassac

Dans le cadre de la Fête du Livre d'Allassac, qui se tiendra cette année le dimanche 31 juillet 2011, à partir de 10 heures, à la Salle des Fêtes de la cité ardoisière, Jean-Michel VALADE dédicacera ses derniers ouvrages.

jeudi 23 juin 2011

Inauguration du Groupe scolaire Pierre Maurice - Restoueix à Allassac

Le 10 juin 2011, le nom de Pierre Maurice Restoueix a été officiellement donné au Groupe scolaire d'Allassac.
Voici le texte de l'allocution prononcée par Jean-Michel Valade ce jour-là.

"Pour évoquer aujourd’hui, plus de cinq ans après sa disparition, Pierre Restoueix, celui qui fut pour la plupart d’entre nous Maurice, je m’approprierai ce mot qu’Edmond Michelet prononça en mémoire de l’un de ses camarades de déportation à Dachau, le communiste Germain Auboirouxun de ces hommes, trop rares, dont on a dit qu’on se sentait meilleur rien qu’en pensant à eux .
Oui, sans conteste, Maurice appartenait bien à cette poignée d’individus qui irradient par leur humanité. A ces êtres capables de transcender la souffrance la plus absolue imposée par des hommes à d’autres hommes. A ces personnes qui, en toutes circonstances, durant ce XXe siècle de cendres et de sang, réussirent à tenir debout.
A la prison de Tulle, à la prison de Limoges, au Frontstalag de Compiègne, au camp central de Neuengamme et surtout au kommando de Drütte, où il resta près de dix mois, Pierre, dit Maurice, Restoueix fut, en effet, un Homme-Debout. Fidèle à ses convictions. Sûr de son engagement. Confiant en l’avènement d’un monde meilleur et plus juste. Ce monde fraternel et tolérant qu’il appelait de ses vœux. Lui, ce fils de fermier placé à onze ans et devenu ouvrier au temps du Front Populaire, aimait à dire que dans les camps il avait connu des gens remarquables parmi les aristos et les curés.
Ecoutons ce qu’il écrivait à cet égard : le grand enseignement que je garderai de la vie concentrationnaire, où toutes les couches de notre société se côtoyaient, s'entraidaient, de bas en haut de l'échelle sociale, où personne ne s'occupait des opinions ou de la religion de l'autre, c'était la solidarité entre Français. Ce sont ces leçons que nous aimerions faire comprendre à nos jeunes. Car ce sont des leçons qui furent payées un prix exorbitant en vies humaines .
En ce jour qui correspond, aussi, à la commémoration du massacre d’Oradour-sur-Glane, ces paroles de notre ami me semblaient devoir être rappelées, ici, devant une partie de la jeunesse d’Allassac, celle qui, désormais, est scolarisée dans le groupe Pierre Maurice Restoueix.
La jeunesse.
Pour la jeunesse, française comme allemande, l’ancien résistant de Libé-Nord, le matricule 32 033 à Neuengamme, était devenu un Homme-Mémoire.
A partir des années 1980, lorsque la parole des rescapés des camps s’est libérée, et que les mots ne se sont plus fait rebelle, il a commencé à témoigner.
Outre Rhin, d’abord. En 1985, sollicité par des jeunes gens de Salzgitter qui avaient retrouvé sa trace dans les archives de l’entreprise où il avait été contraint à travailler, notamment Eva, professeur de Français, qui va me succéder à ce lutrin, Maurice se rendit à plusieurs reprises, en pèlerinage, sur les lieux de sa déportation. Il en résulta non seulement des échanges fructueux – la présence d’Eva l’atteste encore aujourd’hui -, mais aussi l’aménagement d’un centre de mémoire et de documentation dans l’un des blocks mêmes du camp.
Et puis, plus tard, Maurice accepta de témoigner, avec d’autres, notamment René Simonet, son camarade de Lanteuil, déporté du même convoi de 2 004 hommes parti de Compiègne le 21 mai 1944 et dont je tenais à saluer la présence fraternelle cet après-midi à nos côtés.
Il s’exprima donc, en 1994 dans le film-vidéo Les derniers témoins corréziens du camp de Neuengamme puis, en 2002, dans l’ouvrage Au bout de l’enfer concentrationnaire nazi : la vie. Sans oublier l’interview enregistrée au Centre Michelet et destinée à la Fondation pour la Mémoire de la Déportation.
En ces trois circonstances, où j’étais à ses côtés, le prof d’histoire a beaucoup appris. Et le citoyen plus encore. Parce que le parcours de Maurice Restoueix, avant, pendant et après sa déportation, fut une extraordinaire leçon de vie.
En effet, cet homme-là n’avait pas la haine chevillée au corps. Lui, qui avait su rester debout en toutes circonstances, était l’incarnation même de la tolérance, de la générosité, de l’humanité.
Malgré ce qu’il avait subi en prison et dans le Reich nazi, Maurice Restoueix avait été capable d’éradiquer ce qu’André Malraux appelait  la région cruciale de l’âme où le mal absolu s’oppose à la fraternité ".


samedi 21 mai 2011

Pierre, dit Maurice, RESTOUEIX honoré par la Ville d’Allassac

Le vendredi 10 juin 2011, la Ville d’Allassac honorera la mémoire de Pierre, dit Maurice, Restoueix, rescapé du camp de Neuengamme. En ce jour de commémoration de la tragédie d’Oradour-sur-Glane, son nom sera officiellement donné au groupe scolaire de la cité ardoisière.
En 1994, Jean-Michel Valade avait recueilli son témoignage, diffusé, la même année, dans le film Les derniers témoins corréziens du camp de concentration de Neuengamme, récemment mis en ligne sur Corrèze Télévision http://correzetelevision.fr/ 
Plus tard, en 2002, Maurice Restoueix avait participé, avec d’autres, à l’ouvrage Au bout de l’enfer concentrationnaire : la vie. Paroles de rescapés corréziens des camps nazis.
Le 31 octobre 2005, au cimetière d’Allassac, Jean-Michel Valade eut l’honneur de prononcer son éloge funèbre. En voici quelques extraits.

« Pierre Restoueix, Maurice pour la plupart d’entre nous, s’en est allé, ce 29 octobre, 48 heures après le colonel Guingouin, son compatriote de la Haute-Vienne qu’il admirait. Pierre Restoueix est parti avec la discrétion qui l’a toujours caractérisé tout au long de sa vie.
Une vie cruellement marquée dans sa jeunesse par l’une des plus grandes tragédies qui ont jalonné le XXe siècle, ce siècle que Victor Hugo espérait pourtant “heureux”.
C’est au petit matin du 15 avril 1944 que le résistant de Libé-Nord est tombé, en ce jour funeste où la répression nazie, aidée en cela par les forces supplétives de la bande Bonny-Lafon, s’est abattue sur Le Saillant. Tout bascule, alors.
En quelques heures, c’est le départ pour la prison de Tulle et ses interrogatoires.
En quelques jours, c’est le transfert pour la prison de Limoges, à la bien sinistre réputation avec ses 2 863 résistants qui y seront exécutés.
En quelques semaines, c’est l’arrivée au camp d’internement de Royalieu, près de Compiègne.
Et puis, un dimanche de la fin mai, c’est le long voyage pour le camp de Neuengamme, dans les landes de Lunebourg, à l’est de Hambourg. Là, le matricule 32 033 fait alors connaissance avec l’enfer concentrationnaire nazi. Le froid… La faim… La vermine… Les mauvais traitements… L’humiliation au quotidien… Les journées de travail harassant au service de l’économie du Reich dans les usines Hermann Goering… Les maladies… La mort qui rôde en permanence mais qui, finalement, n’a pas voulu de lui…
Oui, à Neuengamme comme au kommando de Drütte, Pierre Restoueix a connu, durant onze longs mois de cendres et de plomb, cet univers où l’Homme était sans nom, où l’Homme était sans avenir, où l’Homme était sans sépulture. Cet univers qui a accompagné notre ami jusque dans sa dernière nuit.
Libéré par l’armée canadienne, le 12 avril 1945, il rejoint la Corrèze le 1er mai. En gare d’Allassac, il pesait 39 kilos, lui qui, un an auparavant, en faisait 84.
Et puis, comme la vie est toujours plus forte, l’ancien déporté va accomplir, soixante ans durant, d’abord dans la région parisienne, puis en Corrèze, un beau parcours d’homme digne et droit, estimé de tous et respecté de chacun.
Témoin en 1947 au procès de Hambourg, face à quelques-uns de ses bourreaux, qui furent condamnés, Pierre Restoueix aimait à rappeler que c’était à l’initiative de jeunes Allemands, dont Eva, son amie de Salzgitter, qu’en 1985 son ancien camp de Drütte était devenu un lieu de Mémoire. Ce fut pour lui l’occasion de pèlerinages outre-Rhin et de fructueux moments de partage.
En effet, cet homme-là n’avait pas la haine chevillée au corps. Lui, qui avait su rester debout en toutes circonstances, était l’incarnation même de la tolérance, de la générosité, de l’humanité. »

samedi 30 avril 2011

XXe édition de la Fête de la Fraise de Beaulieu-sur-Dordogne. Salon des Ecrivains.

Dimanche 15 mai 2011, dans le cadre de la 20e édition de la Fête de la Fraise de Beaulieu, Jean-Michel Valade participera, place Marbot, au 4e Salon des Ecrivains. Il dédicacera ses derniers ouvrages, notamment "Un siècle de faits divers en Corrèze" et "Les Grandes Affaires criminelles du Limousin".

mercredi 30 mars 2011

IVe Foire du Livre de Vigeois

Le dimanche 17 avril 2011, Jean-Michel VALADE participera à la 4e édition de la Foire du Livre de Vigeois qui se tiendra, de 10 heures à 18 heures, au Centre Culturel de la commune.
Comme les années précédentes, la manifestation est organisée par l'Office du Tourisme du Pays de Donzenac à Vigeois, en partenariat avec France Bleu Limousin.

dimanche 13 mars 2011

L'affaire Lafarge : vers une réouverture du dossier ?

Dans son journal du soir, le samedi 12 mars 2011, France 3 Limousin s'est fait l'écho de l'éventualité d'une demande de procès en révision de l'affaire Lafarge, ceci à l'initiative de l'Association Marie Cappelle - Marie Lafarge et de Maître Edouard de Lamaze, descendant par alliance de "l'empoisonneuse" condamnée aux travaux forcés à perpétuité en 1840.
Lors de son interview, Jean-Michel Valade, auteur des Grandes Affaires criminelles de Corrèze, s'est contenté de rappeler le contexte ayant conduit à la mort de Charles Lafarge et à la condamnation de son épouse, née Marie Cappelle.

lundi 21 février 2011

XIVe Foire du Livre de Naves

Le dimanche 6 mars 2011 se tiendra, à la salle polyvalente de Naves, la 14e édition de "Mille et Une Pages" organisée par l'association "Rencontres et Dédicaces".
Une nouvelle fois, Jean-Michel Valade participera à cette manifestation qui est l'un des plus importants événements littéraires du Limousin.